Keliki, Amed, Lempuyan, Pemuteran….

Keliki, Amed, Lempuyan, Pemuteran….

octobre 13, 2018 3 Par Vingt100

Boooon, on en était où ?
On a passé une semaine à Keliki puis une semaine à Amed. Là, on est à Pemuteran et demain on part pour Java escalader deux volcans.
On s’est fait plein de copains francophones, ce qui fait vraiment du bien. On a nagé, on a marché, on a rigolé, on n’a rien fait aussi.
Vincent en a profité pour faire une poussée de spondylarthrite, Capucine un bon mal de ventre.
On a changé quatorze fois de plans (au fait, on vous a dit qu’on partait en Australie dans une semaine ?) et on a deux cartes bancaires sur trois en opposition grâce à un joli distributeur trafiqué (cooool !).

On va reprendre dans l’ordre parce que sinon on se paume nous-mêmes…

Plein d’amis à Keliki
A Keliki, on a trouvé plein de gens gentils. D’abord la famille qui nous accueillait (Riong, Pitri et leurs enfants Rastu et Putri).
On a cuisiné, on s’est promené dans les rizières, les enfants ont peint, on a discuté beaucoup aussi.
Car pour une raison que nous avons la flemme d’expliquer ici, quelques familles parlent toutes entre un peu et beaucoup français.
Ils sont tous peintre de miniature aussi. C’est traditionnel du village et d’après ce que l’on a compris, c’est l’activité de leur caste (ben oui, Bali est hindouiste). Et en plus ils ont du talent à revendre.
Dans notre logique de touriste, c’était parfait. Notre apport de devise leur permet de continuer leur activité de peintre. Quand le tourisme apporte un complément de revenus aux habitants, ça nous va.
Dans le balé, d’autres familles balinaises accueillent des touristes. Là on a été chanceux car deux familles francophones avec enfants étaient présentes en même temps que nous.
Quand des gens qui font le tour du monde avec des enfants se rencontrent, forcément, le contact est facile.
Bref les gamins étaient ravis et nous aussi.
Entre deux Bintang, on a quand même bougé !

Quoi qu’il se passe, n’allez pas voir le rebouteux
Vincent, qui en ch*** un peu des carottes avec sa spondylarthrite depuis l’arrivée à Bali, a décidé d’aller voir un rebouteux. Après 45 minutes de scooter, tu te retrouves chez un mec qui te regarde en fumant plein de clopes.
Alors que tu es toujours assis sur sa terrasse, il passe derrière toi et se met à faire une sorte d’ostéopathie un peu costaud.
Tu repars sur le scoot en te disant que ça va un peu mieux.
Bon le lendemain, tu ne peux définitivement plus bouger… Deux massages balinais plus tard, t’es toujours bloqué. Finalement, t’en reviens aux bons vieux anti-inflammatoires et ça s’améliore… un peu 🙄Y pas de miracle, même avec des donations dans tous les temples !

Par contre, allez voir le Kecak

On a deux vidéos vraiment bien… mais notre connection internet est, elle, vraiment, pas bonne 😉

Cette danse sonore existe depuis à peine 100 ans mais c’est un pur bonheur. Déjà, l’endroit où on l’a vue. Tous les lundis, l’ensemble des 140 familles d’un village dont j’ai oublié le nom organise un spectacle. Au moins un membre de chaque famille participe à sa façon : billetterie, circulation pour les uns, chants et danse pour les autres.
Les bénéfices servent à l’entretien du temple et à la constitution d’offrande. Il faut savoir que dans l’hindouisme balinais, c’est à peu près 70 offrandes par jour pour les Dieux. Le temps, l’énergie et l’argent nécessaire à cette pratique religieuse laissent songeur…
Donc on était une cinquantaine de spectateurs et… une centaine de participants. C’est rare d’être moins nombreux dans le public que sur « scène ».
Cela se fait forcément devant le temple. Au niveau musical, tout se fait à la voix. Alors que l’un des hommes donne la pulsation, les autres reprennent de courtes phrases sonores  données par le leader.
C’est la nuit, il y a des torches… c’est magique 😉

On a aussi assisté à la grande cérémonie de l’anniversaire du temple de Keliki. On a eu de la chance car la cérémonie n’a lieu que deux fois par an.
Heu, c’est deux fois par an l’anniversaire du temple ? Oui, oui. C’est bizarre pour un anniversaire, non ? Oui, oui. Il y a deux années dans une année alors ? Non, non. Finalement, le plus simple comme souvent, c’est d’accepter sans se poser trop de question… (ça a donné une idée aux enfants qui eux ne sont pas contre de fêter leur anniversaire deux fois par an).
On a visité aussi un superbe musée complètement désert (y’avait que nous) de masques et marionnettes de Bali et d’ailleurs. Sublime !

On en a eu un joli tremblement de terre que tout le monde a senti… sauf nous qui dormions comme des marmottes. Les enfants sont déçus 😁
On a fait plein d’autres choses aussi mais passons à la suite.

Mais qu’elle est belle ! Mais qu’elle est bleue !


Amed, c’est chouette. C’est sur la côte nord de l’île. La visibilité dans l’eau atteint parfois trente mètres, les coraux sont moins beaux qu’à Tioman mais les poissons sont plus gros et peut-être plus nombreux.
Bref, on a encore plongé dans un aquarium (c’est pas lassant, on vous rassure !). On a aussi plongé au-dessus d’une petite épave.
Après quelques jours tous les quatre, on a aussi retrouvé les copains de Keliki.

On en a profité pour monter les 1700 marches du temple Lempuyan. On a fait une video mais je patine vraiment à la montée avec mon super matos. Vous pourrez la voir d’ici.. Quelques temps !

Profs d’architecture en pèlerinage… Capucine prend la photo

On a aussi trouvé d’autres francophones avec des enfants.

A la fin, c’était un peu le bazar dans le warung (restaurant) avec une dizaine de gosses qui jouent à 1, 2, 3 Soleil et une dizaine de parents qui profitent du temps de récré.
Mais c’est l’avantage de l’Indonésie. En France, tu te fais sortir et tu subis les regards haineux des autres si tu mets un tel bronx. Là… ben, tu continues à manger, boire, rigoler et tout le monde trouve ça normal. Voire bienveillant !

Demain matin, direction Java !

Bisous à tous