Là-haut au Laos

Là-haut au Laos

février 2, 2019 2 Par Vingt100

On rembobine un peu.

Pour se remettre des 33 heures de voyage et pour assurer la convalescence express du genou de Marielle, on a visé une île à deux heures de Bangkok, Koh Samet.

Là, on a appris à parler Russe, Chinois, Allemand, Anglais et Français. Pas du tout l’ambiance que l’on aime mais bon, on a fait abstraction.

Au bout de 24 heures, de dépit, Célestin en a profité pour faire trois jours de fièvre à 40°C. Donc avec un genou en moins et un enfant cloué au lit, un peu de glande sur du sable blanc était pas loin de notre maximum.

Au bout de trois jours à faire des ronds dans l’eau sur un flamand rose géant offert par des mannequins chinoises en plein catalogue photo, Capucine a demandé « quand est-ce qu’on commence à voyager » ?

Ben ouais, la Thaïlande avec tout sauf des Thaïlandais, c’est pas très drôle.

On l’aime bien quand même ce flamand rose

Donc on est parti au Laos.

Arrivé à Vientiane, la capitale comme tout le monde le sait, on a presque regretté les Russes. Non, on déconne. Mais c’est vrai que le premier contact avec les Laotiens est assez… comment dire… surprenant ?

Depuis, on s’est fixé des objectifs un peu fou : arriver à faire sourire quelqu’un, essayer qu’une personne nous réponde quand on lui parle…

En quelques jours, on a vécu des scènes surréalistes (qui nous font bien marrer parce qu’on est quand même bon public).

Échanger en anglais avec un chauffeur de bus de manière agréable puis quand tu veux qu’il t’emmène à destination (t’as quand même payé pour ça à la base), il te regarde, ne te réponds plus, accélère de plus en plus et finit par te larguer sans un mot à deux bornes du bon endroit.

Passer une commande dans un petit resto sans que personne ne t’adresse la parole. Mais pas un mot. Rien. Nada. Même quand tu parles tes trois mots de Laotiens.

Voir une femme prendre ta commande puis s’installer devant sa téloche pour mater la fin de son feuilleton comme si tu n’avais jamais existé.

Etc. Etc. Surprenant….

Sinon, on s’éclate bien quand même.

Test réussi pour le genou de Marielle après quelque heures de marche et une belle montée. On se demande quand même comment tiennent les bouts de bois. Y’a quand même 50 mètres de vide dessous….

Là, on est à Vang Vieng. Il y a quelques années, c’était le paradis des buveurs de bière et des drogues en tous genres. Nous, on a rien vu de tout ça parce qu’on est tout au sud de la ville et qu’on en profite pour explorer la nature environnante qui est tout simplement magnifique.

A travers champs avec Béatrice et Alain, rencontrés quand il y avait encore un chemin…

Prochain article : Capucine vous racontera les beaux temples de Vientiane.

Et prochaine étape : Luang Prabang.

Bises,

Vincent